lundi 2 novembre 2009

Promesse automnale.....


Promenade familiale au cœur de l’automne, saison dolente,


Bonheur de cheminer ensemble, d’ « écouter » ensemble ce paisible paysage,




Et au détour d’un chemin,


Lourd parfum de terre et de feuilles mêlés,




Terre brillante, éclatée, vivante,




Les enfants se sont baissés pour la toucher, la caresser,




Nous nous sommes arrêtés pour regarder ces sillons,


Nous nous sommes laissés envahir de ces douces senteurs automnales….


..........
Fécondité des champs ! cette glèbe qui fume,
Ce riche et fauve humus, recèle en ses lambeaux
La sève qui nourrit et colore et parfume
Les éternels trésors des futurs renouveaux.
Les labours, encadrés de pourpre et d'émeraude,
Estompent le damier des prés aux cent couleurs.
De sillons en sillons, les bouvreuils en maraude
Disputent la becquée aux moineaux querelleurs.
...........

Rayons d’octobre – Nérée BEAUCHEMIN

dimanche 1 novembre 2009

ANTIBLUES.... ne soit pas faché....

Oh !!!  Antiblues a publié un billet remise à l'ordre....

et elle ne pourra pas répondre....  !!!

LA PLACE EST PRISE.....





Bon, je vais lui expliquer moi.... 
Moi, j'aime pas quand elle passe des heures sur son Ordi, et puis moi aussi, j'aime la chaleur de ce clavier et ces images qui défilent.... 
Alors chacun son tour....
D'ailleurs, si je ne suis pas SUR le bureau, je suis SUR ses genoux, et écrire, soit avec le clavier soit avec un stylo quand je dors, ronronne et qu'elle n'ose me bousculer, pas facile.... !!!





Dis, c'est où le bouton envoi....????

Tu crois qu'il va me répondre à moi ????


vendredi 23 octobre 2009

LES CHRYSANTHEMES.....


Fleurs saisonnières, hivernales, je les trouve tellement belles, dans les multitudes de variétés, la forme des fleurs, les couleurs…





Traditionnellement consacrées au fleurissement des tombes lors de la Toussaint, elles ne jouissent, ou ne jouissaient pas d’une bonne réputation « ornementale ».



J’en ai toujours garni mes massifs lorsque j’habitais dans « les terres froides dauphinoises », cela horrifiait mes voisines, un peu âgées et pas habituées à fleurir leur devant de leur porte avec des « fleurs de cimetière »…



Et je continue, j’en ai acheté, ornées de minuscules fleurs roses et jaunes… et placé sur le rebord de mes fenêtres, et dans une grande vasque sur le côté de ma porte, accompagnées de pensées tout aussi colorées… et là aussi, j’ai des commentaires de la part de certains : « on rentre dans un cimetière…. » « Tu décores ton devant de maison comme le portail d’un cimetière »….



On nomme aussi le chrysanthème, chrysanthème d'automne, car il est cultivé et fleurit pendant la période septembre / octobre, en automne donc et est vendu pour... la Toussaint, fête des morts. C'est donc là l'origine des ornements funéraires

Dans les pays d'Europe, particulièrement en Autriche, en Belgique, en Italie et en France, le chrysanthème est symbole de mort et de deuil

Pourtant, dans le langage des fleurs, le chrysanthème n'a rien à voir avec les funérailles ou les tombes, il représente la joie, l'amitié, la paix, l'optimisme, l'abondance ou encore la santé.

Les chrysanthèmes rouges symbolisent l'amour, les jaunes, de nouvelles opportunités, et les blanches, la sincérité

En remontant à l'étymologie du mot chrysanthème, on constate qu'il vient du grec « khrusas » (or) et « anthemon » (fleur) et signifie donc « fleur d'or », car les tous premiers chrysanthèmes avaient des fleurs jaunes.




Si vous voulez être heureux pour une vie, cultivez des Chrysanthèmes”. (philosophe Chinois)

Le Chrysanthème était cultivé en Chine en temps qu’herbe floral et est décrite dans des textes remontant au XVème siècle avant JC. En fait leurs poteries en disent plus longs que leurs textes. Comme herbe elle était sensée détenir l’énergie de la vie. Les Chinois utilisaient les racines bouillies pour soigner les maux de tête et mangeaient les pétales en salade.


Autour du VIIIème siècle après JC, le Chrysanthème chinois apparut au Japon. Les espèces japonaises de chrysanthèmes ont de jolies mais petites fleurs. Mais l’introduction des espèces chinoises en fit la fleur la plus admirée du Japon, elle devint même le symbole de l’empereur. Le kikumon, symbole du chrysanthème à seize pétales, est le kamon de l'Empereur du Japon depuis le XIIIème siècle, lorsque le Ten'no Gotoba, qui aimait beaucoup cette fleur, l'introduit sur ses vêtements et ses biens.

Pour les japonais, c’est une fleur sacrée, source de rires et de joie ! Etre décoré de l’«Ordre du Chrysanthème » et au Japon le plus grand honneur qui soit !

Cette fleur a même son jour de fête au Japon, le 9 septembre !



Alors, regardez les, elles sont belles, vivaces, colorées et moi, en plus d’égayer mes rebords de fenêtres, elles me réchauffent le cœur ! Et je suis ravie de voir que beaucoup de villes et villages les utilisent aujourd’hui pour fleurir les fontaines, rues, ronds-points…

Seront-elles ainsi réhabilitées ?




MERCI....

Merci à tous de vos visites et com auquels, pardon, je n'ai pas répondu !

Un peu tristoune en ce début d'automne,
un peu de fatigue,

Je suis passée vous voir, et je n'ai rien dit....

Manque d'énergie et d'humour,
Petite déprime post-hivernale....

et comme certains/certaines me bousculent un peu

me voici
.......................


De même que Rousseau jadis fondait en pleurs

À ces seuls mots : « Voilà de la pervenche en fleurs, »
Je sais tout le plaisir qu'un souvenir peut faire.
Un rien, l'heure qu'il est, l'état de l'atmosphère,
Un battement de coeur, un parfum retrouvé,
Me rendent un bonheur autrefois éprouvé.
C'est fugitif, pourtant la minute est exquise.
Et c'est pourquoi je suis très heureux à ma guise
Lorsque, dans le quartier que je sais, je puis voir
Un calme ciel d'octobre, à cinq heures du soir.
François COPPEE



samedi 3 octobre 2009

AVERTISSEMENT.....



 et   HUMOUR.....

(J'ai "piqué" cette photo à une amie dans son carnet de voyage australien..... elle me pardonnera...)

Dédicace.....

 Faire sa trace.......




N'allez pas où le chemin peut mener

Allez là où il n'y a pas de chemin
Et laissez une trace.....
R.W. Emerson




(Photos prises par Madora - novembre 2008 - Erg oriental)

lundi 7 septembre 2009

ECOLE D'ANTAN.... mon école !

Cette photo a été prise durant l’année scolaire 1957/1958…
Troisième rang partant du bas, cinquième partant de la gauche, les cheveux courts ébouriffés, les mains croisées sur le ventre, je me souviens de ma blouse, fabrication maison, sur le devant, une feuille verte, avec un escargot brodé….
Je me souviens surtout de cette école, en préfabriqués posés sur dalles bétons, faite de tôles pleines garnies de sable, ce qui ne procurait aucune isolation, très chaud en été, glacial en hiver, vétuste, les stores oranges étaient cassés, troués. La corrosion faisait son oeuvre, nous agrandissions les espaces entre les tôles et un sable fin s'en échappait.
L’intérieur n’était pas plus réjouissant, nous avions des pupitres en bois, des encriers en porcelaine blanche, chauffage au poêle à charbon… grand bac en zinc et rampe de robinet pour l’hygiène de nos petites mains… et cette odeur indéfinissable d’encre et d’encaustique mélangés…
La cour était en terre, et de vieux et énormes platanes nous procuraient de l’ombre en été, et un merveilleux terrain de jeu en automne… les feuilles tombées, nous les rassemblions en tas, nous construisions des murs et des maisons imaginaires, d’immenses maisons, des palais, les plans en étaient parfais, à hauteur de nos rêves et les rôles étaient distribués. Un coup de vent, et nos maisons s’envolaient et nous nous jetions dans ces tas de feuilles en riant aux éclats.
Rentrés de ces récréations, le matin, nous avions une distribution de lait chaud. J’ai toujours eu horreur du lait chaud, je déteste encore le lait chaud ! Surplus de production, hantise de la mal nutrition, je ne sais pas, mais toutes les écoles avaient droit à ce régime !
L’après midi, nous apportions notre propre gouter ! Pain, chocolat, pâte de fruits, gâteau fait par Maman… pas de BN ou de biscuits manufacturés !
Derrière l’énorme palissade en bois, se profilait LE PROGRES, la construction d’une grande, immense école primaire, bétonnée, celle qui allait nous accueillir à notre prochaine rentrée, celle que j’ai mis en photo sur mon billet précédent.

et en 1959, en cours d’année de CP, j’ai fait ma rentrée dans cet établissement, laissant mes platanes, mon pupitre, cet inconfort où nous étions pourtant heureux pour une cour goudronnée, des couloirs immenses, une salle de classe au bureau et parquet vernis, les encriers étaient en plastique vert, et nous avions d’immenses fenêtres et le chauffage central.

Et surtout, subitement, puisqu’il y avait de la place, mon école n’était plus mixte. Filles d’un côté, garçons de l’autre !! Nos copains jouaient dans l’autre cour, un grillage nous séparait ! Mais toujours la distribution de lait, cette fois cacaoté, et surtout des douches ! Oui, des douches en sous-sol, où nous devions nous rendre deux fois par semaine durant les récréations ou après l’école… sauf dérogation ! Il faut dire qu’à cette époque, beaucoup d’appartements n’étaient pas équipés de salle de bain, il y avait les bains-douches de quartier, et donc les douches dans cette école. J’y allais, je m’y suis beaucoup amusé, petites cabines au carrelage jaune, odeur de savon, tellement de vapeur que l’on se serait cru dans un hammam ! Et de plus, ma Maman en assurait la surveillance, vigilante à ce que nous sortions correctement séchées, propres ! Pour retourner en classe ou rentrer à la maison si cette séance de « nettoyage » avait lieu en fin d’après-midi ! Je ne sais pas quand ces douches ont été abandonnées, j’ai quitté cette école pour mon entrée en 6ème et elles étaient toujours en service ! Je garde un souvenir pour l’institutrice qui se trouve sur cette photo ! Madame GUILLERMIN, dite GUIGUITE, Institutrice et Directrice de l’établissement, son mari assurait la Direction du côté garçon. Sa classe était à son image, ordre et discipline… main de fer dans un gant de velours… On pourrait ajouter à ces fonctions celle d’Assistante Sociale, elle connaissait toutes les familles, nos vies, notre histoire familiale, faisant la liaison entre l’école et la maison. Prenait de nos nouvelles lorsque nous rentrions au Collège. Chance ou malchance pour moi, elle avait eu dans sa classe, mes trois sœurs, alors j’avais toujours l’impression que moi, la quatrième des sœurs X, elle ne me raterait pas, et effectivement elle ne m’épargnait rien ! Elle était d’une grande rigueur mais avait une fabuleuse écoute, et je l’adorais. La dernière fois que je l’ai vu, c’était pour lui apprendre que j’avais réussi mon Baccalauréat, avare de félicitations, elle m’a embrassé, émue… Petit voyage dans le temps et dans les souvenirs……..